Avengers Evolution - Ep.1
Avengers : Evolution
Saison 1
Episode 1 : Renaissance et Evolution
La première fois que les New-Yorkais le virent, il stationnait à plus de mille kilomètres à la verticale de New-York. Habituellement nuageux, le ciel s'était trouvé plus dégagé que prévu ce soir-là, ce qui avait eut pour résultat de mettre à la vue de tous ce magnifique édifice qu'était l'Hélioporteur du Shield.
Édifice que la population n'eut pas le loisir, cependant, d'admirer, puisqu'à cette distance, on ne pouvait distinguer à peine plus qu'un petit point dans le ciel, et la plupart des passants n'y accordèrent même pas leur attention, s'imaginant avoir vu là un simple avion. Certains notèrent bien qu'il était tout à fait immobile, ce qui était impossible pour un avion, mais là encore ils se contentèrent d'y voir un hélicoptère. Ce qui n'était pas si loin de la réalité, par ailleurs.
Enorme carcasse métallique portée par ses quatre turbines ovales dans lesquelles tournent de multiples hélices de titanes, couplées à un systèmes de contrôle de la gravité autour du bâtiment militaire permettant de réaliser à grande échelle le même processus que celui qui permet aux hélicoptère de faire du surplace, l'Hélioporteur est l'oeuvre majeur du Shield, l'arme absolue de lutte contre les groupuscules armés de par le monde, tels que l'Hydra, prêts à mettre en péril la sécurité de cette bonne vieille Amerique.
Mais la ressemblance entre l'Hélioporteur et un vulgaire hélicoptère s'arrête là. Un hélicoptère ne transporte pas un armada complet d'avions de chasses prêts à partir en cas d'attaques, n'est pas armé des dernières technologies de pointes en matière d'armement, et n'abrite pas dans sa structure les kilomètres de béton et aciers divers, nécessaires à la survie d'une population militaire équivalente à celle d'une petite ville, incluant le stockage de l'essentiel en matière de nourriture et d'eau, mais également les quartiers des soldats en faction, plusieurs salles de sports, et même d'une série de salles officielles prévue pour recevoir l'état major et divers responsables du Shield.
Parcourut de multiples hublots permettant à ses passagers d'admirer le ciel, l'Hélioporteur est également équipée de la pointe en matière médicales, et de toute une série de laboratoires, installés dans le cadre du projet Evolution. Et tandis qu'il scrutait l'épaisse couche nuageuse sous lui, le colonel Nick Fury se demanda ce qu'il adviendrait de ces locaux, si ledit projet était annulé, comme ses supérieurs le lui laissaient entendre depuis quelques mois.
Nick Fury revint s'asseoir sur la chaise qui avait été très aimablement mit à sa disposition par ses supérieurs devant la salle d'audition où il avait été convoqué, et consulta à nouveau le dossier qu'il avait réunis pour la défense du projet Evolution. Il était fermement décidé à ne pas laisser une bande de petits bureaucrates venus passés leurs vacances dans SON Hélioporteur réduire à néant les efforts de toute une équipe au cours des trois dernières années, et plus encore s'il prenait en compte le temps passé sur le projet Renaissance. Et il comptait bel et bien le prendre en compte.
Il n'eut finalement pas le loisir de ruminer sa rage plus longtemps. La porte s'était ouverte, et un jeune inconnu lui proposa d'entrer. Le colonel Fury se leva, et dévisagea ce jeune garçon qui lui faisait face. Il ne l'avait jamais vu, et il se demanda s'il faisait partie de l'équipe des bureaucrates en vacances. Il se détourna finalement, et avança vers le pupitre qui faisait face au deux hommes et à la jeune femme qui allait écouter son argumentaire. Tandis qu'il prenait ses aises face à eux, il se promit de se renseigner à propos du portier dès qu'il en aurait l'occasion.
- Colonel Fury, vous savez pourquoi vous êtes là ?
La jeune femme avait prit la parole la première. Nick Fury esquissa un sourire. Comptaient-ils l'apaiser en laissant un membre du sexe faible prendre la parole la première ?
- Aux dernières nouvelles, il s'agit de statuer sur le maintiens ou non du Projet Evolution.
- Je vous le confirme. Je vais cependant me permettre de vous rappeler les faits qui nous ont amené à requérir cet entretien avec vous.
- Je vous en prie.
La jeune femme le dévisagea un instant, se demandant probablement s'il agissait par ironie. Elle planta ses yeux dans ceux du Colonel, et celui-ci lui sourit aimablement. Elle portait une robe noire qui évoquait celui d'un juge, et seul l'absence de cette espèce d'écharpe qui aurait dû pendre sous son cou assurait à Nick Fury qu'il n'était pas au box de l'accusé.
Le Colonel baissa les yeux, et jeta un oeil au pupitre qui lui faisait face. Taillé dans un bois qu'il ne sut reconnaître, il était d'un style très sobre, de hauteur humaine et surmonté d'une tablette où il avait pu installer son dossier de défense. Il releva les yeux, et eut un nouveau sourire amusé en voyant que son interlocutrice avait plongé dans ses documents officiels avec un regard rassuré.
Pour vaincre un ennemi, Nick Fury avait apprit depuis bien longtemps qu'il fallait avant tout qu'il ne se méfis pas de vous. Dans cette situation, il ne lui fallait surtout pas braver l'autorité de ses juges s'il ne voulait pas perdre son pari.
- Colonel Fury. Commença la jeune femme ; Vous êtes l'un des principaux responsables de l'organisation de contre-espionnage des Etats-Unis, le Shield, et vous êtes également l'un des plus récents membres du projet Renaissance.
Fury fut ravit d'entendre qu'elle avait elle-même évoquée ce projet. Si elle faisait le rapprochement d'elle-même, alors sa plaidoirie s'en trouverait grandement facilité.
- Il y a trois ans, à votre demande, le projet Renaissance a été développé et renommé en projet Evolution. Chargé de créer la première armée de Super-Soldat Américain, on vous a également demandé de prendre le commandement de l'Hélioporteur dans lequel nous nous trouverons actuellement, et vous n'avez accepté qu'à la condition expresse que le projet Renaissance y soit associé. A cet effet, une partie de la base Hélioportrice a été aménagé pour accueillir une équipe de chercheurs parmi les plus grands, et de tout l'équipement médical et de recherche nécessaire à un travail permanent au sein de ce lieu.
La jeune femme interrompit sa lecture, pensive. Elle jeta un oeil sur sa table, prit un petit étui en cuir, à en juger ce que Nick Fury pouvait voir depuis son pupitre, d'où elle sortit une paire de lunettes. Elle les mit alors sur son nez, puis observa le Colonel.
- Colonel Fury, je suis Nelly Hendrick. Mes collègues sont Rick Drake et Brandon McBauman. (ses deux collègues acquiescèrent la tête poliment lorsqu'elle les nomma) Pouvez-vous me dire en quoi consistait le projet Evolution, et ce qui a motivé sa mise en place ?
C'était donc à lui, cette fois-ci. L'avenir du projet Evolution était désormais entre ses mains. Il ouvrit le dossier qu'il avait posé sur le pupitre, et le parcourut tout en donnant ses premières explications.
- Comme vous l'avez expliqué vous-même, tout est parti du projet Renaissance. J'étais en charge de la conservation du dénommé Steve Roger, nom de code Captain America. Celui-ci avait été cryogénisé il y a plusieurs années, dans l'espoir que la science à venir soit capable de le ranimer et de mettre un terme à la dégénérescence de la mutation à laquelle il avait été soumis pour faire de lui un Super Soldat. Les recherches n'avaient pas réussis à nous permettre de le ranimer, mais il est vrai qu'elles donnaient cependant de multiples résultat, grâce auxquelles de nombreuses découvertes scientifiques ont pu être réalisées. Plusieurs ont par ailleurs été les pionnières de nouvelles recherches effectués dans un autre projet, et qui a par la suite permis la réalisation de ce superbe Hélioporteur qui semble vous avoir tant ému.
Son interlocutrice acquiesça aimablement. Si elle avait décelé l'ironie derrière ses propos, alors elle l'avait bien dissimulé.
- Pour en revenir au projet Renaissance, nous avons pu faire de grandes découvertes, mais même si nous avions la certitude d'être sur la bonne voie, la dégénérescence de Captain America nous donnait de sérieux problèmes. Et c'est alors que nous buttions sur ce problème que plusieurs actes de terrorismes Mutant ont ébranlé le monde, là-dehors. Magneto, Apocalypse... ils ont été nombreux à mettre de l'animation sur Terre, si vous me permettez l'expression. On nous a alors demandé quelles découvertes technologiques réalisées lors du projet Renaissance pourraient être utilisées pour combattre ces fauteurs de troubles.
Le Colonel Fury marqua une pause. Bien entendu, cette pause était judicieuse, à la fois pour permettre à son auditoire d'ingérer son récit sans avoir d'indigestion, mais également pour les laisser se remémorer les tragiques événements qui avaient mené les États-Unis à une catastrophe sans précédent, bien pire que l'apparition d'Apocalypse. Cependant, la raison première de son silence n'était qu'un respect endeuillé pour les multiples victimes qu'il s'apprêtait à évoquer.
- Comme vous le savez, malgré les quelques résultats que nous avions pu obtenir, le temps nécessaire à leur déploiement n'avait pas été suffisant pour permettre à l'Armée d'affronter ces menaces. A plusieurs reprises, nous avons remarqué qu'un groupe de mutants oeuvrant sous le nom de X-Men avait prit à coeur de défendre les droits des mutants, quitte pour ça à affronter ceux d'entre eux qui pourraient discréditer leur cause. Cependant, lors des... (il hésita un court instant) événements de l'an passé, c'est face à un adversaire de taille qu'ils se sont retrouvés. Il y a eut des victimes par dizaines de milliers, et nombre de mutants sont morts. Et à nouveau, le gouvernement n'avait pas été en mesure d'offrir une défense efficace et adéquate à la menace.
- Vous blâmez le gouvernement ?
- Pour rien au monde, je ne fais qu'évoquer les faits tels que je les ai vécu. Mais lorsque les X-Men se sont dissous, et que l'Institut Xavier a fermé, la réaction immédiate que j'ai eut fut de me demander ce qu'il allait advenir de nous si un nouvel Apocalypse apparaissait. C'est de là qu'est parti ma volonté de demander l'évolution du projet Renaissance. D'où ce nouveau nom de projet Evolution.
La jeune femme poussa un soupire. Elle connaissait bien entendu tout ça, ou du moins une version qui lui était proche. Elle avait dû lire de multiples rapports, et elle ne pouvait pas être insensibles aux arguments de Nick Fury, d'autant plus après qu'il les ait mit en relation avec les événements de l'année passée. Pourtant, elle consulta ses propres dossiers, comme si elle y cherchait la suite logique de l'accusation, cherchant à se remettre sur les rails qu'elle avait prévue, ignorant la logique implacable que le Colonel lui avait mit sous les yeux. Mais peu lui en importait, il s'était attendu à cette réaction.
- Le projet Evolution est donc né. Reprit-elle ; Il a été mit à nouveau sous votre tutelle, et plusieurs groupes de chercheurs ont été mit sous votre commandement, isolés les uns des autres, dans l'espoir de créer un groupe de Super-Soldat. Nos propres X-Men, en somme.
- Exactement.
- Cependant, malgré les indéniables succès en matières de technologies qui ont été constatés, aucune avancée en matière de Super Soldat n'a été faite. Ni pour le réveil de Captain America, ni même pour nos X-Men de remplacement. Pouvez-vous me donner une explication ?
- Je pourrai me contenter de vous dire que concevoir un Super Soldat n'est pas mince affaire, et qu'il faut plus qu'une paire d'année pour en concevoir. Mais j'ai également constaté que plusieurs des membres de mes équipes avaient été démarchées pour un autre projet, celui qui a ensuite donné lieu à la création de l'Hélioporteur. C'est par ailleurs cette situation qui m'a incité à demander le regroupement dudit projet avec le projet Evolution. En retrouvant la totalité de mon équipe, j'ai pu retrouver ma complète capacité d'innovation dans le domaine technologique. Mieux : les recherches dans le cadre du projet Evolution ont permis de nouvelles découvertes pour l'Hélioporteur, et le travail effectué par mes équipes sur celui-ci ont également permit nombre d'avancées sur le projet Evolution. Il y a là une véritable émulation qui est tout à fait profitable à nos deux projets, croyez-moi.
Miss Hendrick, puisque le Colonel Fury avait décidé qu'il s'agissait d'une demoiselle, baissa à nouveau les yeux sur son dossier, et en tourna plusieurs pages, avant de reporter à nouveau son regard perçant sur son accusé.
- Vous parlez d'émulation. Cependant, après plus de six mois de cette réunion de ce que vous considérez être votre force vive, toujours aucune avancée n'a pu être observée. Captain America est toujours enfermé dans la glace, et aucun Super Soldat n'est sorti de vos usines.
- Et c'est là que nos avis divergent. Répondit aimablement le Colonel Fury ;
- Vous prétendez que des avancées ont été effectuées ? Auriez-vous caché par hasard un Super Soldat que vous allez pouvoir me présenter ?
- Non, bien entendu. Nous sommes d'accord sur ce point. Mais j'ai lu le dossier que vous m'avez fait parvenir lors de ma convocation, et j'ai pu y lire que vous mettiez cette absence de progrès sur une inefficacité du travail effectué.
- Plus qu'une inefficacité, je constate que l'équipe qui vous a été rendue était beaucoup plus performante sur le projet Hélioporteur que sur le projet Evolution. De toute évidence, elle ne peut pas être partout, et le projet Evolution est dans une impasse.
- Le projet Evolution est effectivement devant un mur qui semble actuellement infranchissable. Renchérit Nick Fury ; Mais je pense plutôt que cet état de fait est directement le résultat d'un problème de fonds alloués qui sont en pleine chute. Quand je suis arrivé sur ce projet, nous disposions d'un crédit illimité pour parvenir à des résultat. Mais depuis six mois, alors qu'il y aurait dû avoir une nouvelle alchimie suite au retour de mes équipe, je me suis retrouvé soumis au fond dont disposait l'Hélioporteur. Comment espérer, dans ce cas, obtenir des résultats rapides ? Mon problème, c'est que selon mes propres calculs, réalisés d'après les demandes de mes équipes, la somme qui est mit à notre disposition serait suffisante pour l'ancien projet Renaissance, ou pour un projet Super Soldat seul, mais certainement pas pour les deux. Et encore moins plusieurs Super Soldat.
- Etes-vous en train de me demander d'augmenter votre budget, Colonel Fury ?
- Vous m'avez expliqué que vous vouliez annuler le projet Evolution parce qu'il ne permettait plus d'arriver à de bons résultat. Actuellement, l'intégralité des fonds dont nous disposons ont été dirigé vers le réveil de Captain America, et c'est d'autant de temps que nous ne passons pas à la création de Super Soldat. La bonne nouvelle, c'est que nous faisons de grands progrès et que les connaissances acquises permettront de progresser plus tard sur l'autre partie du projet, mais en attendant, nous sommes bloqués.
Miss Hendrick était interloquée. Elle s'attendait sans doute à n'importe quelle réaction de la part de son interlocuteur, à toutes les promesses afin de pouvoir sauver le projet Evolution, mais certainement à une demande pour augmenter son budget ! Et encore moins dans de telles proportions !
- Votre raisonnement est... intéressant. Mais la réponse semble naturelle, vous ne croyez pas ? A vous suivre, deux choix se présentent à moi : augmenter le budget, ou tout annuler. C'est bien ça, non ? Entre la poursuite d'un projet qui n'avance plus au prix d'un budget colossal bien qu'insuffisant, ou son annulation. Mon choix est aisé.
- Insinuez-vous que votre seule motivation pour annuler le projet Evolution est son aspect financier, malgré l'enjeu sécuritaire qu'il représente ?
- La seule motivation ? S'exclama Miss Hendrick ; Comme vous y allez, vous ! Ma motivation est la crédibilité d'un homme qui semble vouloir protéger le projet de sa vie, celui qui a fait de lui un homme important, alors que plus aucun résultat ne parvient plus d'aucune des branches de son projet depuis plus de six mois !
Tout en parlant, Nick Fury continuait de parcourir son dossier, paisible. Il leva un oeil vers la jeune femme, et sourit. Il referma son dossier. Il avait terminé son argumentation.
- Je me suis expliqué sur cette absence de progrès, me semble-t-il.
- C'est vrai, et votre seule preuve de bonne foi est d'avoir orienté vos fonds sur Captain America, fait difficilement vérifiable autrement qu'en constatant qu'il est toujours dans la glace ! Si encore vous m'aviez annoncé des progrès flagrants, il est vrai que la poursuite du projet Evolution aurait pu se faire, mais dans l'état actuel des choses...
- Ce n'est qu'une question de temps. Assura Nick Fury ; les progrès sont bel et bien là, mais impossible à quantifier puisque purement mathématique. Mais je vous assure que ce n'est plus qu'une simple question de temps.
- Je suis désolé, Colonel Fury.
Une sonnerie retentit soudain. Ses trois interlocuteurs sursautèrent simultanément, et Nick Fury réalisa seulement que les deux hommes n'avaient pas dit un mot. Eux le regardaient avec une certaine bienveillance, loin du regard fermé de Miss Hendrick. Sortant de ses pensées, le Colonel Fury sortit enfin son téléphone, d'où retentissait la sonnerie, de sa poche intérieure.
- Colonel Fury, vous recevez des appels téléphoniques en plein entretien ? Lança Miss Hendrick d'un air à la fois outré et menaçant ;
- Ce téléphone est une ligne à sens unique. Répondit-il tandis que la sonnerie de son téléphone résonnait de plus en plus fort dans la salle ; il ne sonne que lorsqu'un événement relevant de la sécurité nationale ou de celle de mon bâtiment survient. Vous permettez ?
Cet appel avait fait son petit effet. Miss Hendrick était absolument scandalisée par cet effronterie, mais n'osa pas intervenir, n'oubliant pas que le Colonel Fury était effectivement le responsable de l'Hélioporteur. Celui-ci accepta la communication, et porta le téléphone à son oreille.
- Colonel Fury. Dit-il simplement.
Il écouta attentivement son interlocuteur sans lâcher l'accusation du regard. Miss Hendrick semblait soudain être pleine d'intérêt pour cet appel qu'il venait de recevoir, tandis que ses deux collègues parlaient ensemble à voix basse et avec passion.
- Bien. Répondit-il finalement ; J'arrive immédiatement.
Il éteignit son téléphone, puis le rangea dans sa poche intérieure.
- Messieurs Dame, je suis au regret de devoir vous abandonner. Captain America vient à l'instant de se réveiller.
***
Le Colonel Fury jubilait intérieurement tandis qu'il regagnait le laboratoire où était entreposé le caisson réfrigéré de Steve Roger. L'appel qui lui avait annoncé le réveil de Captain America avait eut exactement l'effet qu'il avait espéré. Après avoir aussi ouvertement affirmé devant ses collègues que le réveil de Captain America seul pouvait la convaincre de lui accorder la rallonge de budget qu'il demandait, Miss Hendrick ne se risquerait pas à faire volte face, sous peine de perdre la face devant ses deux collègues.
Les deux hommes qui l'accompagnaient avaient semblé ravis de la tournure qu'avait prit son entrevue, ce qui ne les avait pas empêché, eux aussi, d'exprimer quelques réserves devant ce surprenant revirement. L'avaient-ils venu venir ? Il n'empêche que tous deux avaient exprimé le désir de voir Steve Roger dans les plus brefs délais, et avaient proposé de remettre leur jugement à plus tard.
Il n'en était bien entendu pas question. Leur laisser plus de temps leur permettrait de trouver de nouveaux arguments, de nouvelles raisons de remettre en cause le projet Evolution, sur de quelconque excuses fallacieuses. C'est ainsi que tout en marchant d'un pas assuré vers l'ascenseur le plus proche, conscient que ses juges attendaient sagement dans la salle de tribunal aménagée dans l'Hélioporteur avec la certitude qu'il n'allait pas réussir à satisfaire leur demande assez tôt, il avait à prit son second téléphone, celui qui n'avait qu'une fonction d'émission.
- Ici le Colonel Fury. Annonça-t-il à son interlocuteur lorsque la liaison se fit ; Je veux un Black Out total du bâtiment, et instantannément. Nous passons en mode furtif. Et prévenez l'équipe médicale qui se charge de Captain America que je suis en route, et que je suis extrêmement pressé.
Arrivé devant l'ascenseur, il pénétra dans la cabine, pressa le bouton face à lui qui le conduisit jusqu'au second étage. L'inconvénient avec un bâtiment de l'envergure de l'Hélioporteur du Shield, c'est qu'il devenait très fastidieux de partir d'une de ses extrémités pour se rendre à l'autre.
Il finit par trouver un véhicule, et il put enfin accélérer sa course. Il ignorait totalement le nom de cet engin verticale évoquent une trottinette et qui reposait sur d'épaisses roues, mais il savait que le moteur dont il était pourvu fonctionnait en permanence, sans besoin de le recharger. Mieux, la vitesse à laquelle il permettait de se déplacer était impressionnante, bien qu'encore une fois, il n'avait pas chercher à la mesurer. Ceci dit, leur efficacité était telle qu'il était toujours nécessaire de chercher plusieurs dizaines de minutes au minimum avant d'en trouver un disponible. Et rarement rangé dans un des box prévu à cet effet. Forcément, sans nécessité de le recharger, le personnel ne voyait plus aucune raison de s'en séparer...
Sur le trajet, le Colonel Fury put admirer la mise en place du Black Out. Tous les hublots se retrouvèrent cachés derrière une plaque de métal qui, si elle ne permettait pas de cacher sa forme, empêchait cependant d'admirer la vue. Les lumières baissèrent en luminosité jusqu'à passer au rouge caractéristique de l'éclairage de secours. Bientôt, il ne resterait plus rien des signes d'énergies détectables sur longue distance. Nick Fury souriait lorsque son véhicule commença à ralentir, avant de totalement s'immobiliser. Dans un soupire, il se résolut à terminer le chemin à pied.
Finalement, le Colonel arriva une petite dizaine de minutes après devant la section allouée à ce qu'il restait du projet anciennement nommé Renaissance. Un homme élancé, tout habillé de blanc, l'attendait et lui tendit la main lorsque Nick Fury fut à sa hauteur.
- Pas le temps pour les politesses. Lança-t-il sans fioritures ; Menez-moi à lui.
- Bien mon Colonel.
L'homme ne semblait pas se formaliser par l'attitude autoritaire du Colonel Fury, et l'invita à le suivre. Dans un demi-sourire, Nick songea qu'il devrait songer plus tard à donner à ce jeune homme une augmentation.
Bientôt, ils arrivèrent devant l'infirmerie, qui faisait elle-même face au laboratoire où trônait le caisson désormais vide de Steve Roger. Nick eut un frisson en observant la boite métallique dans la pièce à côté, puis pénétra dans la pièce où l'avait conduit le jeune soldat.
La première chose qu'il vit en entrant fut un nouveau médecin, vêtu de la même veste blanche, tourner les yeux vers lui d'un air indifférent. Il eut tout de même un léger sourire, sans doute plus motivé par la fonction du Colonel Fury que par une quelconque volonté d'être aimable. Voilà qui lui convenait par ailleurs tout à fait.
- Colonel Fury. Dit-il en levant un seringue devant ses yeux ; Vous arrivez à temps pour voir la première injection.
Nick Fury tourna les yeux. Son regard, non sans marquer un temps d'arrêt sur cette seringue que tenait son interlocuteur, se porta sur l'homme athlétique et torse nu assis sur le lit médicalisé. Celui-ci observait le Colonel Fury avec intérêt d'un oeil sûr sous cette chevelure blonde que Nick avait déjà eut le temps de voir à quelques reprises.
- Steve Roger, je présume ?
- Enchanté. Répondit simplement ce dernier ;
- Je suis le Colonel Nick Fury du Shield, et je suis la personne en charge du projet Renaissance.
- Projet Renaissance ?
Nick esquissa un sourire.
- C'est le nom qui a été donné au projet de recherche visant à vous ranimer.
- Je constate que c'est désormais chose faite. ;
- Si vous permettez. Les interrompit le médecin ; Je vais devoir vous demander de m'accorder un instant de votre attention.
Steve Roger porta son regard sur l'homme à la seringue, sur laquelle ses yeux s'arrêtèrent avec méfiance.
- Qu'est-ce que c'est ?
- C'est un sérum qui va stabiliser votre métabolisme. Un sérum issu d'un très grands nombre d'années de recherches, et que j'ai très intelligemment baptisé le "Sérum Super-Soldat". Sa formule est conçue pour détecter dans votre corps les imperfections issues de la dégénérescence, et va les corriger. Sur le long terme, il finira par déceler la source de la dégénérescence, et la corrigera également. Mais il vous faudra être patient, plusieurs injections vous seront nécessaires. Est-ce que je peux ?
Steve Roger eut lui aussi un temps d'arrêt. Sans doute était-il habitué à une certaine méfiance, mais après tout il était au courant depuis le début de la raison de sa cryogénisation. Finalement, un léger acquiescement invita le médecin à faire sa piqûre.
- Bien. Lança Nick Fury, qui commençait à s'impatienter sérieusement, une fois que l'injection fut terminée ; Je suis désolé de vous brusquer, mais je suis dans une situation un peu particulière.
Mais Steve Roger ne l'écoutait pas. Le regard vide, il observait ses mains d'un air absent.
- Combien de temps j'ai dormi ?
Le Colonel Fury resta interloqué devant cette question. Il poussa un soupire, puis se résolut à devoir donner au moins un début d'explication à son poulain.
- Vous avez été mit en animation suspendue il y a déjà un grand nombre d'année. Commença-t-il ; Je vous promet que je vous indiquerait le nombre d'année plus tard, et je vous aiderai à vous remettre dans le bain, à savoir tout ce qu'il s'est passé pendant votre absence. Mais en attendant, je suis dans une situation particulièrement délicate. Les personnes qui sont actuellement en charge de financer votre projet désirent vous parler, pour savoir si l'argent qu'ils m'ont donné a été utilisé à bon escient. J'ai besoin que vous veniez avec moi.
Steve dévisagea à nouveau le Colonel, comme s'il le découvrait pour la première fois.
- Nous avons tout fait pour vous faire revenir, Steve. Murmura-t-il ; Nous avons fait tout notre possible pour que vous soyez en pleine forme en arrivant. Maintenant, j'ai besoin de vous. Est-ce que vous allez m'aider ?
Nouveau silence. Un instant, Nick Fury se demanda si son interlocuteur comprenait vraiment ce qu'il lui disait. Puis Steve Roger se décida enfin à parler.
- Je dois voir qui ?
- Mes supérieurs, en gros.
- Alors je vous suis.
Le Colonel se retrouva quelque peu gêné. Il observa ce jeune homme à la silhouette athlétique qui le regardait d'un air indifférent, vêtu d'un slip pour tout apparat.
- ...et il faudrait que vous veniez en uniforme.
Quelques minutes plus tard, Nick Fury retrouva les couloirs en compagnie d'un Captain America hébété, portant son large bouclier circulaire à son bras gauche. Le Colonel n'osait plus rien dire, éberlué de voir dans l'état mental qu'était l'homme qu'il espérait voir prendre la tête des futurs "X-Men gouvernementaux".
La route pour gagner l'ascenseur fut donc longue et silencieuse. Sur le trajet, il fut satisfait de constater que rien dans les décors ne laissait deviner le temps écoulé dans le monde extérieur, à l'exception de ces espèces de trottinettes à moteur qui lui avait servit à venir ici. Captain America laissa effectivement son regard airer sur le véhicule qui ne fonctionnait plus pour le moment, mais ne fit aucun commentaire.
Lorsqu'ils pénétrèrent dans l'ascenseur, le soldat eut cependant ses premiers frissons.
- Cet ascenseur ne ressemble en rien à ce que j'ai vu par le passé. Murmura-t-il d'une voix où perlait une légère émotion ;
- Le temps a passé. Répondit simplement le Colonel Fury ; Je suis dans une situation particulière, pour le moment. Je suis obligé de vous brusquer un peu, mais je vous promet de vous aider à reprendre pied, dès que nous nous serons débarrassé de cette corvée.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent alors, et le Colonel sortit de la cage métallique. Captain America, lui, n'avait pas bougé, et ne se décida à avancer que lorsqu'il croisa le regard interrogateur du Colonel Fury.
- Alors pourquoi tout ceci me semble-t-il si familier ? Murmura-t-il ;
Nick n'entendit pas la question, et Captain America ne la reposa pas. Bientôt, ils étaient revenus devant la porte de cette salle où le Colonel Fury avait été interrogé. Un peu plus d'une demi-heure s'était écoulée depuis son départ. Depuis le réveil de Captain America. Et contre toute attente, il se retrouvait dans une position moins enviable qu'à son départ.
La salle était la même, mais le regard de Nick Fury avait changé. La salle semblait à la fois bien plus grande, et pourtant étrangement plus oppressante. A ses côtés, ce soldat en costume bleu et rouge lui semblait soudain parfaitement ridicule, et les regards circonspects de trois personnes devant lui, qui l'avaient attendu pendant la dernière demi-heure, ne risquait pas de le rassurer.
- Je vous prie d'excuser ce retard. Leur lança-t-il cependant d'une voix qui ne laissait rien paraître de son malaise ; Comme je vous l'avez annoncé, Captain America est désormais réveillé. Cependant, je vous avais averti qu'il était trop tôt pour lui parler, ne soyez donc pas surpris s'il est un peu... déphasé.
Captain America était au milieu de la vaste salle, en retrait du Colonel Fury. Il parcourrait les lieux du regard, s'arrêtant ça et là sur les meubles et décorations qui les entouraient. Enfin, il croisa le regard de Miss Hendrick.
- Bonjour, monsieur Roger. Ou dois-je vous appeler Captain America ?
Le ton emprunt d'une vive émotion qui transparaissait dans la voix de la jeune femme n'échappa pas à Nick. Probablement aurait-il marqué un point à son avantage s'il n'y avait eut ce semblant de réponse de Captain America, qui se contenta de hausser les épaules d'un air toujours aussi indifférent.
- Est-ce que vous savez où vous êtes, Captain ?
- Non, il l'ignore. Intervint Nick Fury ; Il n'est réveillé que depuis une demi-heure, et je fais en sorte que le choc du réveil sois le plus faible possible. Il ignore également en quelle année nous sommes, et je vous prierai de ne pas commettre d'impaire à ce sujet.
Miss Hendrick resta bouche bêe. Elle qui avait demandé et obtenu le droit de s'entretenir avec le premier Super Soldat Americain se retrouvait devant quelqu'un à qui toute question était désormais pratiquement interdite.
- Où est Bucky ? Murmura Captain America ;
Nick resta bouche bêe, à son tour. Bucky avait été le partenaire de Captain America des années plus tôt, mais il était décédé dix bons mois avant que lui ne soit congelé.
- Rappelez-vous, Captain. Il y a eut... un accident. L'avion, vous vous souvenez ?
Il y eut un éclair de lucidité dans les yeux du Captain. Un instant, une colère grimpa en lui, et il serra les poings avec rage.
- Crâne Rouge...
L'instant suivant, c'était passé. Cette fois, Nick était totalement impuissant. Prit au dépourvu devant ce malaise qui émanait de cette situation, devant cet Captain America qui ne semblait plus être que l'ombre de lui-même. Un jouet cassé.
- Et Logan ? Demanda-t-il finalement ;
Logan. Nick esquissa un sourire. Voilà un souvenir qui était plus ou moins cohérent : Logan alias l'Arme X, avait été le dernier partenaire de Captain America au moment de la Grande Guerre.
- Wolverine est toujours en vie. Répondit-il ; Il a été vu récemment aux alentours du Canada.
- Wolverine. Murmura Captain America ; Arme X. Vous le traitez donc toujours comme du vulgaire bétail ?
- Pas du tout, Steve. Répondit-il immédiatement d'une voix rassurante ; Les choses ont changé. Le projet Arme X a été fermé, et Logan s'est donné lui-même ce nom lorsqu'il s'est trouvé une nouvelle équipe, de son propre chef.
- Une équipe ?
- Oui. Les X-Men. Ils se sont dissous depuis, mais ils ont été une vraie famille, pour lui.
Captain America eut un sourire affectueux.
- Logan s'est donc finalement trouvé une famille. C'est bien. Logan est quelqu'un de bien, il le méritait. Qu'est-il arrivé à sa nouvelle famille ?
Nick chercha cette fois ces mots avec une extrême précaution. Il ne fallait pas perturber Steve plus qu'il ne l'était déjà. Il tourna les yeux vers les trois témoins silencieux de cette conversation, et nota dans leur regard un franc désappointement.
- Ils se sont dissous, je te l'ai dit. Il y a eut un drame, et... ils se sont séparés. Les X-Men protégeait le monde, Steve. Comme toi avant eux. Quand ils ont disparu, j'ai dû chercher à les remplacer, et... c'est pour ça que tu es là, Steve. Je veux que tu m'aides à former un nouveau groupe.
Captain America baissa les yeux. Cette fois, Nick sentait la moutarde lui monter au nez. Il voulait bien faire un effort, mais son interlocuteur devenait agaçant.
- Une nouvelle famille... murmura Steve, sans prêter attention à la colère naissante du Colonel Fury ; Bonne idée. Je n'avais déjà plus de famille avant d'être congelé, alors... que me reste-t-il ?
- Il te reste le plus important, Steve. Il te reste les Etats-Unis. Il te reste le monde libre.
Captain America eut un petit rire presque méprisant. Cette fois, c'en était trop pour Nick Fury. Cet imbécile était en train de réduire à néant tous les efforts qu'il avait fait pour réussir à obtenir cette rallonge budgétaire, pour constituer cette toute nouvelle équipe. S'il fallait quelque chose pour le secouer un peu, alors Nick allait le lui donner.
Tout se passa en un éclair. Nick s'avança d'un pas nerveux vers Captain America, et sortit son arme de son holster. A peine l'arme eut-elle eut le temps de se retrouver pointée vers Captain America que celui-ci se retrouva au raz du sol. Il attrapa le bras armé de Nick de sa main droite et d'un mouvement de son coude, le lui brisa. Il y eut un craquement sinistre qui résonna à travers la pièce, et Nick poussa un hurlement de douleur.
Tout à sa souffrance, Nick se dit cependant que tout s'arrangeait. C'est qu'il croyait naivement que c'en était finit de la défense du Captain, mais c'était compter sur Miss Hendrick, qui se dressa soudain, et brandit à son tour une arme sur le Captain.
Celui-ci se dissimula dans l'ombre du Colonel Fury, et élança brusquement son bras gauche. Son bouclier quitta son membre, et Captain le rattrapa par l'une des deux lanières en cuir. D'instinct, il jeta alors avec force le bouclier vers sa droite, bouclier qui fila droit vers le mur, ricocha dessus avec violence avant d'aller frapper le revolver de Miss Hendrick. Ledit revolver fut jeté à terre, tandis que le bouclier poursuivait sa course en richochant alternativement contre les deux autres murs, pour finir sa course triangulaire dans les mains de Captain America.
Ce dernier se redressait déjà, bouclier devant lui pour se protéger, et s'apprêtait à s'élancer sur ses assaillant lorsque s'éleva la voix forte et autoritaire du Colonel Fury.
- SOLDAT ! REPRENEZ-VOUS !
Captain America se figea soudain en plein élan, et jeta un oeil méfiant sur les trois inconnus qui lui faisaient face. Puis, ne les jugeant pas comme étant une menace, il fit volte face, et se porta d'un air secourable vers le Colonel Fury.
- Colonel... s'enquit-il ; Comment vous sentez-vous ?
- J'ai mal, voilà comment je vais ! S'exclama celui-ci, râgeur ;
- Je... suis désolé. Mais c'est bon, je suis revenu à moi.
Le Colonel Fury se releva, la main posée sur son bras droit endolorie, et dévisagea son interlocuteur. Il réalisa alors que Captain America avait glissé son bouclier dans son dos, les lanières de cuir entourant ses épaules.
- Captain America ? Lança Miss Hendrick ;
- Oui, Madame. Je suis désolé pour mon agressivité, à l'instant. Je ne sais pas ce qui m'a prit...
- Je vous avais prévenu. Lança Nick ; Il venait de se réveiller, il était en état de choc. Il n'était pas indispensable pour vous de le voir.
- Au moins, nous avons vu à qui nous avions à faire, Colonel Fury. Lança Miss Hendrick avec un sourire qui se voulait aimable ; Votre projet n'est peut-être pas aussi inefficace que nous ne le pensions.
Nick eut un sourire crispé, vite effacé par un gémissement de douleur provenant de son bras droit. Mais la victoire restait aussi savoureuse : il avait gagné son pari, et même mieux que ça, puisqu'il avait réussi la gageure de se mettre Miss Hendrick dans sa poche.
- Ne croyez pas avoir gagné pour autant, Colonel. Intervint alors celle-ci, comme si elle avait lu dans ses pensées ; Les résultats que nous attendions viennent de faire un bon considérable en avant, c'est un fait. Mais vous nous avez promit des résultats rapides par la suite, issus des recherches effectuées pour réveiller Captain America.
- Je vous le confirme. J'ai bon espoir que nous pourrons réunir une équipe sérieuse d'ici quelques mois.
- Il faudra faire mieux que ça, pourtant. Je vous ai avertit : il nous faut maintenant des résultats. Je vous donne un mois, Colonel. Un mois pour réunir les membres de la prochain équipe.
Nick resta sans voix. Un mois ? Un mois pour réunir une équipe de Super Soldat complète ? Mais dans quelle monde cet espèce de bureaucrate écervelée vivait-elle donc ?
- Mais réjouissez-vous, Colonel. Vous allez avoir ce que vous demandiez : nous triplons votre budget. A vous de nous montrer ce que vous pouvez faire de cet argent.
À suivre...
Thom...