City of Heroes présente...
Young Liberty – La Genèse
Chapitre 10 : Geneticlab
Aux abords de l'eau, recouvrants une grande partie de Founder Fall's, se dressent de hauts et froids édifices de brique et de ciment, comme un défi à l'invasion Riktis
encore dans les mémoires, comme un témoin au ciel du patriotisme flambant neuf, dans l'effort incessant de reconstruction, des habitants de Paragon City. Ne pas se perdre la première fois que
l'on visite Founder Dall's, c'est un peu comme espérer que la famine ne quitte spontanément les pays pauvres sans intervention extérieure. Une gigantesque toile goudronnée, tissée à travers la
ville entre les édifices où le seul vrai point que l'on est sûr de retrouver sans se perdre est la majestueuse université qui se dresse en son centre.
Comment ne garder une confiance aveugle dans l'avenir de Paragon City, devant ces nombreux bâtiments, qu'ils soient vides ou transformés en appartements en attente de
nouveaux venus, abritant des bureaux d'entreprises ou les locaux temporaires de divers établissements scolaires ? Au croisement des bâtiment, alors que quelques vils Riktis se tapissent dans le
noir en attendant leur heures, se croyant naïvement à l'abri du courroux des Super Héros, on peut trouver cachés dans un immeuble, affichant un extérieur des plus anodins, les locaux de la
société de recherche génétique Subgenetics, ou plus précisément sa filiale Geneteclab, spécialisée dans le soin aux Métahumains nouvellement révélés.
Pas de pancarte devant ce haut bâtiment pour signaler la présence en son sein d'un centre médicalisé, seuls quelques rares privilégiés au sein de la communauté Super
Héroïque ayant accès à ce haut lieu de la recherche génétique, ainsi que quelques agents très spéciaux au sein de l'Arc.
Il était donc évident que pour trouver ce lieu, il faut savoir précisément où l'on se rend. En effet, rien à l'extérieur ne distingue cet immeuble d'un autre, rien n'empêche
d'ailleurs quiconque d'y pénétrer : aucun système de sécurité n'a été prévu à l'extérieur du bâtiment. Seul l'apparente similitude avec les immeubles voisins donne à ce lieu son inviolabilité,
bien qu'une fois passée l'entrée, un intrus ne trouverait pas grand chose à y faire. Nul doute que ce ne pouvait donc pas être un hasard lorsqu'un jeune garçon vêtu d'un pardessus noir fouettant
l'air derrière lui, le regard caché derrière ses lunettes, vint gravir les marches qui mènent jusqu'à l'entrée, sans une hésitation ni quelconque indécision.
Le jeune inconnu passa sans encombre le passage vitré et referma soigneusement la porte derrière lui. Il s'avança jusqu'à l'ascenseur au-dessus duquel une large pancarte
indiquait un défaut de fonctionnement, ce qui ne l'empêcha pas de se glisser par l'ouverture, avant de presser une touche sur le clavier endommagé.
N'importe qui aurait cru que le tout était totalement délabré, mais le jeune homme savait, lui, qu'en pressant la touche un laps de temps précis, il actionnerait la
fermeture de ces portes prétendument défectueuses. Et tandis que la cage d'ascenseur descendait finalement dans les profondeurs de l'immeuble, il se demanda quel besoin avait Geneteclab de cacher
ainsi son laboratoire au coeur de la terre.
La porte s'ouvrit sur une vaste entrée dont l'imposante luminosité tranchait avec le peu de lumière qui lui était accordé dans le petit ascenseur. Clignant des yeux,
l'inconnu se dirigea vers un comptoir au-dessus duquel une large pancarte arborait le mot "ACCUEIL".
- Bonjour.
Il sourit à la jeune femme assise derrière le comptoir, qui leva les yeux vers lui d'un air surpris. De toute évidence, elle ne l'avait pas entendu arriver.
- Bonjour, monsieur. Que puis-je faire pour vous ?
En réponse, le jeune homme sortit une carte de sa veste, et la présenta à la jeune femme.
- Ah, monsieur TK. Ne devriez-vous pas être en tenue ?
TK haussa les épaules.
- A quoi ça me servirait ? Vous et moi savons que mon identité n'a rien de secrète en ce lieu, et que civil ou pas, je devais vous présenter la même carte. Pourquoi faire
semblant, dans ces conditions ?
- Je vois sur cette carte que vous êtes arrivé il y a quelques mois sans aucune idée du lieu où vous vous trouviez. Vous ne connaissiez ni Paragon City, ni aucune ville, et
n'aviez jamais entendu parler des Riktis. Est-ce que vous êtes venu nous informer de nouvelles informations ? Votre carte ne me signale rien concernant votre lieu de résidence avant d'exercer
dans notre ville...
- Je n'ai toujours aucune information, je suis désolé. Mes troubles de mémoire ne se sont pas arrangés, mais... ce n'est pas pour parler de moi que je suis là. Je suis venu
m'enquérir de la santé de la jeune fille que je vous ai amené il y a quelques jours. Elle émettait une fumée hautement nocive de son propre corps, et un membre de l'Arc a été intoxiqué lors de
son apparition.
- Oui, Rosa. Ainsi donc, c'est vous qui l'avez amené ici ? Quelle coïncidence, elle souffre elle aussi d'amnésie.
- Vraiment ?
TK resta silencieux. La jeune femme pointa sur lui on regard interrogatif.
- Vous l'ignoriez ?
- Eh bien non, je ne connais pas cette jeune femme. Mais il est vrai que son apparition dans une ruelle, ses pouvoirs qui déraillent au-delà de ses propres capacités
physiques... la ressemblance avec ma propre expérience m'a également sauté aux yeux, et j'espérais qu'elle pourrait peut-être me renseigner sur les circonstances de son arrivée ?
- Vous espériez qu'elle soit quelqu'un de votre connaissance, que vous auriez oublié ?
- Eh bien, oui !
- Je suis désolé de briser vos espoirs, mais Rosa est toute aussi amnésique que vous. Pas de nom, pas de prénom, elle n'a rien d'autre que ce nom que nous lui avons donné
!
- Au moins, Rosa lui va bien ! Quand je pense que vous avez laissé votre équipe médicale me donner le nom de Rosa, à moi aussi !
La jeune femme se mit à rire. Elle n'était pas là à l'époque où TK avait lui-même été temporairement accueillit au sein de cet établissement, mais elle devait déjà être au
courant de cette mauvaise habitude qui était d'appeler Rosa toute personne amnésique arrivée dans leur services.
- Bien, vous voulez la voir ? Demanda la jeune femme ; Le docteur a dit qu'elle n'était pas encore prête à recevoir de visite, mais j'imagine que dans ce cas
précis...
- Je vous remercie, mais c'est inutile. L'interrompit TK. Si elle est amnésique, inutile de l'ennuyer avec une visite qui ne fera que lui faire se poser de nouvelles
questions. Mais si vous permettez...
- ...je vous préviens si sa mémoire lui revient. Promit.
- Mon téléphone se trouve sur mon dossier, notez-le !
Une soudaine lumière envahit alors la pièce pourtant déjà bien éclairé. Surpris, TK tourna les yeux vers un couloir au fond, qui arborait lui aussi le nom du service qui s'y
trouvait : Portail. TK eut un frisson, puis vit une silhouette émerger du couloir, trois personnes poussant un brancard et qui se dirigeaient à toute vitesse vers un autre couloir, à
l'opposé.
- Morsure au bras ! Déclamait l'homme en pleine course ; la victime est inconsciente et perd beaucoup de sang.
Juste avant que le trio ne disparaisse avec leur blessé derrière la porte d'entrée du service Chirurgie Reconstructive, TK nota que le brancard flottait dans les airs,
dépourvu de roues qu'il était.
- Vous avez donc fini par construire l'aile médicale ?
- Il a bien fallut. Nous avons reçu la visite du maire, particulièrement mécontents après qu'il ait apprit que deux personnes étaient mortes à l'entrée de nos laboratoires,
sans que personne n'ait jugé bon de leur porter secours.
- Je comprend que l'on se batte pour ne plus permettre de laisser ainsi quelqu'un sans assistance, mais l'aspect "secret" de ce laboratoire leur a-t-il échappé ? Eh puis,
avec le nombre de Héros dans les parages, comment une victimes a-t-elle pu se faire tuer sans avoir été secourue par qui que ce soit ?
- Paperasse que tout ça. La victime était un sans abri venait dormir contre le mur depuis des semaines. La vidéo-surveillance n'a pas remarqué qu'il avait été empoisonné au
cours des semaines précédentes, et il est mort avant qu'on ne pense à prévenir qui que ce soit. Mais la mairie a fait pression, elle a menacé la suppression des subventions qui nous étaient
accordées si l'on n'acceptait pas l'ouverture de ce service.
- Voilà en nous en sommes. Soupira TK ; 10 ans après l'invasion Riktis, nous voilà revenu à des menaces sur les subventions accordées pour obtenir l'ouverture d'un service
alors qu'il aurait été si simple d'ouvrir une succursale hospitalière voisine à Geneteclab, avec un accord pour offrir un soutien sans trahir le secret de votre activité parallèle.
- Bureaucrates !
TK esquissa un sourire et se dirigea enfin vers le couloir d'où était arrivé le blessé...
- Allez, salut à vous et à la prochaine fois !
- Je vous appelle si besoin !
***
- Est-ce que vous en avez pour longtemps ?
Alice regarda le Docteur Adlock qui s'activait sur son bras droit, lui ayant introduit une longue aiguille sous sa peau.
- J'ai presque terminé.
- Est-on réellement obligé de se faire installer ce Medicom ?
- A vrai dire, oui. Comme je te l'ai déjà expliqué, il vaut nettement mieux pour toi de faire les démarches maintenant, plutôt que d'être bloqué plus tard. Mais dans ton
cas, il y a un autre problème : tes Pouvoirs.
Alice soupira avec mépris. Comment pouvait-il parler de sa fumée toxique en terme de "pouvoir" ?
- Si un problème arrive à ta combinaison, si tu te retrouves blessée, ou si tes pouvoirs s'emballent et que tu perds leur maîtrise... alors le Medicom te permettra d'être
téléportée directement dans nos locaux.
- Sérieusement ?
- Oui. Enfin, si tes blessures n'ont rien à voir avec ta fumée, c'est dans un centre hospitalier traditionnel que tu seras envoyé, comme avec tout Medicom traditionnel. Mais
j'ai modifié le tien pour qu'il sache détecter ta fumée toxique, et te téléporter en cas d'urgence dans une pièce hermétiquement fermée, dans cet endroit. Ainsi, aucun risque que tu ne blesses à
nouveau quelqu'un.
Alice baissa les yeux, mal à l'aise. Cela signifiait qu'on allait lui réserver une pièce à elle pendant des années, juste au cas où ? Cela ressemblait moins à une façon de
la protéger qu'à un isolement de secours, au cas où elle deviendrait à nouveau un danger pour autrui. Gêné à son tour, le Docteur Adlock se tourna vers elle.
- Excuse-moi, c'était maladroit de ma part.
- Ce n'est pas grave. Comment va la personne que j'ai blessé, à propos ?
- Elle se remet. Elle est tirée d'affaire, mais nous allons peut-être la garder un mois en observation, le temps de savoir les effets à longs terme de ta fumée. Tu
comprends, peut-être y a-t-il des séquelles qui n'apparaissent qu'après ?
Alice baissa les yeux. Elle n'aimait pas l'idée de quelqu'un perdant un mois de sa vie par sa faute. Mais que pouvait-elle y faire ?
- Je suis désolé de te présenter ça ainsi. Je te promet que ce n'est pas grave, une simple routine... mais je ne sais pas vraiment mettre les formes, je l'avoue.
- Eh bien, pour vous faire pardonner, vous n'avez qu'à valider le nom de Young Liberty !
Le Docteur Adlock écarquilla les yeux. Il ne s'attendait certe pas à cette réponse.
- On en parlera plus tard... de toute manière, je n'ai pas encore terminé ton costume.
- Je vais avoir un costume ? Vraiment ? Je veux choisir les couleurs ! De toute façon, c'est facile. Il suffira que vous...
- ...je te parle de ta combinaison ! L'interrompit-il ; Celle qui neutralise tes pouvoirs !
- Ah...
Déçue, Alice baissa les yeux vers sa poitrine, dissimulée derrière la tenue argentée recouverte de circuits électriques. Elle ignorait totalement le principe de
fonctionnement de la tenue, et s'en fichait plus ou moins : il lui suffisait de savoir que les seules parties de son corps qui pouvait apparaître au grand jour étaient ses rotules, ses avant bras
et ses mains, sans oublier bien sûr son torse et son visage. Cependant, suite à l'incident Adam Norwood, le médecin devant lequel elle avait involontairement dévoilée sa poitrine naissante et
qu'elle n'avait plus revu depuis, elle avait prit son parti de remonter complètement les fermetures de sa tenue, devant comme derrière, .
- Mais... vous dites qu'il n'est pas fini ?
- Je vais t'expliquer. Tel qu'il est conçu là, il neutralise totalement tes pouvoirs. Ta fumée n'est pas simplement absorbée, elle est réellement contrôlée par ton costume,
qui empêche ton corps de la produire.
- Comment est-ce possible ?
- C'est assez facile, en fait. Il y a une hormone produite par ton corps aux différents endroits d'où sortent la fumée. Le costume envoie un léger signal électrique pour
interrompre la production de cette hormone, ce qui provoque l'arrêt de la production de la fumée.
- On dirait que vous faites ça tous les jours !
- Tu es une méta humaine, et tu n'es simplement pas la seule ! Chaque pouvoirs à Paragon City est différent... et pourtant, ils se ressemblent tous ! Tu rencontreront
d'autres personnes capables de projeter de la fumée, différente de la tienne mais tout aussi redoutable, et même certaines beaucoup plus corrosives encore ! Simplement, eux n'ont pas eut le
malheur de la voir se déclencher avec une telle vigueur dès leur apparition. Ils ont appris à la contrôler à mesure qu'elle se développait. Avec toi, nous allons devoir ruser pour reprendre les
bases.
- Expliquez-moi ça ?
Le Docteur Adlock se leva, et se dirigea vers son bureau, où était posé une large plaque de métal. Il la leva, et Alice y vit un masque d'une
couleur argent identique à celle de son costume.
- Je suis en train de concevoir ce masque. Pour le moment, je n'y ai installé que le mode "ON/OFF". Si tu le mets, tout ce que tu pourras faire c'est remettre la production
du fumée en marche. Ce que je compte faire, c'est l'améliorer pour que tu puisses activer séparément la production de fumée de chaque partie de ton corps. Mieux, ton costume saura réorienter la
fumée toxique pour la diriger vers une cible. Concrètement, je vais diminuer l'intensité de ta fumée pour te permettre de t'entraîner, afin qu'à mesure que ton expérience s'accroît, ton pouvoir
soit petit à petit débridé. Mais il me reste beaucoup de travail pour réaliser tout ça, je t'assure.
- Je devrai dormir avec ce masque ?
- Non, non, rassure-toi... répondit-il en riant ; En fait, le masque réagit à tes pensées, en envoyant l'instruction correspondantes à ton costume. Avant de te coucher, il
suffira de demander mentalement au masque de couper totalement toute fumée, et de le poser sur ta table de nuit ! A terme, tu pourras même sortir en tenue civil, si tu arrives à dissimuler ton
costume sous des vêtements normaux !
- Mais la combinaison, elle, je ne pourrais pas...?
Le Docteur Adlock baissa les yeux.
- Pas dans l'immédiat, non. Mais nous ferons régulièrement des tests, je suis persuadé que tu finiras par savoir comment interrompre ta fumée sans costume. Je te dis, tu as
directement atteint un stade avancé de tes pouvoirs, sans avoir eut le temps de les maîtriser. Ce costume te permettra de les maîtriser.
- OK.
- Eh bien, je vais te laisser te reposer. Je sais que tu es beaucoup moins fatiguée, mais il est temps pour moi de travailler à nouveau sur ton masque. Je vais faire tout
mon possible pour que tu puisses rapidement sortir d'ici, et regagner l'air libre.
- Merci, Docteur.
Le Docteur Adlock quitta la petite pièce d'infirmerie. Alice avait effectivement hâte de quitter ce lieu, hâte de pouvoir enfin gagner un peu d'intimité. Avoir pour chambre
une petite pièce dont les murs n'étaient que trois rideaux tirés, ce n'était pas des plus simple. Et puis elle n'avait plus sommeil. Elle n'avait eut de cesse de dormir depuis des jours.
Alice en avait assez. Elle posa un pied à terre, et chercha ses sandales. Elle avait décidé de visiter les lieux, et peu lui importait l'opinion du Docteur Adlock à ce sujet
!
Elle sortit de la petite infirmerie qui lui servait temporairement de chambre, et se dirigea vers le couloir. Long et austère, les murs blancs qui s'ouvrait devant elle
n'avait rien de bien accueillant, mais elle espérait trouver un visage amical. Après tout, elle était dans un hôpital, et non pas à Disneyland !
Arrivée en bout de couloir, elle observa les divers embranchements qui lui était proposé. Elle se trouvait à présent dans un large corridor dans lequel se trouvait de
nombreuses portes, menant sans doute à d'autres couloirs comme le sien. Face à elle, cependant, se trouvait un panneau indicateur qui précisait la direction de divers services, dont une grande
partie vers sa gauche : "chirurgie réparatrice" "intoxications" "contrepoisons".
"Sortie".
Alice se sentit attirée par cette direction. Non pas qu'elle avait hâte de retrouver l'extérieur, elle préférait attendre que son nouveau costume soit prêt, mais il n'en
demeurait pas moins qu'elle avait vraiment hâte de pouvoir sentir l'air frais sur son visage, sur ses membres partiellement dénudés. A cet instant, peu lui importait d'avoir un corps prisonnier
de sa tenue : seul comptait ces parcelles restées libres d'apprécier l'air frais.
Tandis qu'elle se dirigeait vers le fond de couloir, elle passa devant une porte derrière laquelle un bruit d'agitation attira son attention. Elle regarda autour d'elle,
guettant quelqu'un risquant de lui demander de ne pas pénétrer dans cette pièce, mais il n'en était rien. Elle poussa donc la porte, et entra non sans avoir lu la pancarte indiquant
"autopsie".
Elle découvrit un homme, allongé sur une table. Et deux femmes habillées en blouses blanches, autour de lui. Du sang coulait par terre, provenant d'un trou béant dans son
bras.
- Que lui est-il arrivé ? Demanda la jeune femme la plus proche d'Alice, qui ne l'avait pas vu ;
- Je ne sais pas.
La première femme était rousse, cheveux longs et lisse. Sa tenue était des plus simples, une longue tenue hospitalière identique à sa collègue, une brune aux cheveux
courts.
- C'est un Super Héros qui l'a récupéré en train de courir. On a été incapable de savoir ce qui lui était arrivé, mais une chose est sûre : il avait un bout de chair en
moins au niveau du bras, et il s'est évanouie pendant le transport. L'équipe de soin a tenté de le soigner, mais il avait perdu une trop grande quantité de sang. Il est mort à peine un quart
d'heure après son arrivée ici.
- Ca ressemble à une morsure.
- Et c'est le cas. Je pari qu'il est tombé sur un Riktis qui a tenté de le bouffer !
- Les Riktis mange les humains ?
- Bien entendu, sinon pourquoi aurait-ils cherché à nous envahir ? Pour notre art ?
Alice revit une lointaine image perdue dans un coin de son esprit. Elle voyait au loin un cercle sombre, et de multiples silhouettes qui fonçaient vers elle, mais également
dans toutes les directions. Des rayons qui frappaient les immeubles, de la fumée et des gravas. Plongée dans ses pensées, elle ne le réalisa même pas lorsqu'elle prit la parole.
- Non, les Riktis ne font que tuer. Ils ne cherchent pas à nous manger. Je suis même pas sûre qu'ils aient des dents.
Les deux femmes sursautèrent et se retournèrent vers elle, interloqué. Toujours dans un état second, Alice était légèrement prise de tremblements, et murmura...
- Tu me mangeras pas, je te déteste...
- Pardon ? S'exclama la jeune rousse ; Mademoiselle, vous ne devez pas rester là ! Je...
- Aah !!
Cette fois, ce fut sa collègue qui poussa ce hurlement. Sur le côté, la victime inanimée venait de se redresser, et avait planté ses dents dans la chair de la jeune
femme.
- Il me mord ! Ce con me bouffe le bras !
Elle s'écarta en poussant de haut cris hystériques, et Alice put distinctement voir un lambeau de chair rester dans la bouche de son agresseur, qui l'avala d'un air avide,
avant de porter son regard sur la plaie ensanglantée.
- Qu'est-ce qu'il fait ? Il se lève, mon Dieu, c'est impossible ! Il était mort, j'ai vérifié !
Alice ouvrit en grand la porte.
- Sortez !
Les deux femmes sortirent en poussant des cris encore plus hystériques, et quelques personnes passèrent la tête par l'embrasure de la porte pour voir ce qu'il se passait.
Alice, quant à elle, avait refermé la porte, et tirait de toutes ses forces sur les poignées, usant de tout son poids pour la maintenir fermée, malgré l'inconnu qui tentait de l'ouvrir.
- Des Vahziloks !
Jetant des regards implorants à chaque bout du couloir, Alice aperçut au loin le Docteur Norwood, qui lui jetait un regard effaré.
- Cours me rejoindre ! L'appela-t-il ; Ils vont sans doute cloisonner les entrées !
Comme pour confirmer ses dires, un lourd bruit métallique se fit entendre sur sa gauche, vers la sortie. Alice ne se sentait pas de verifier, mais il était évident que la
porte venait d'être verrouillée de l'extérieur.
L'adrénaline envahissant son corps, Alice se mit à courir vers le Docteur Norwood. Elle entendit la porte retenant la créature sans vie qui s'ouvrait derrière elle, mais ne
s'en préoccupa pas et pénétra dans la pièce où se trouver son sauveur. La pièce était grande, les murs aussi blancs que ceux des couloirs, mais quelques tables et armoires en fer étaient alignées
tout autour d'eux, jusque dans les coins.
- Qu'est-ce que font des Vahziloks ici ? Lança-t-il ; Il y en a combien ?
- Un seul ! Mais... c'est quoi un Vahzilok ?
- Un zombie... un enfoiré de zombie... mais comment ont-ils pu le laisser passer sans le repérer ?
- Je crois qu'il n'était que blessé. Il a été mordu, et est mort à son arrivée ici. C'est les femmes qui le soignaient qui étaient en train d'en parler !
- Une morsure ? Vraiment ?
Le Docteur Norwood la regardait avec surprise, cherchant à comprendre quelque chose qui lui semblait visiblement surprenant. Et à nouveau, Alice sentit dans ces yeux qui la
fixait quelque chose d'étrangement rassurant.
- C'est impossible... Les Vahzilok ne contaminent pas leurs victimes, normalement... si une simple morsure pouvait contaminer un Super Héros, les rues de Paragon City
seraient envahies de Super Zombie, aujourd'hui !
Il n'eut pas le loisir de développer, puisqu'une voix familière les interrompit.
- Docteur Norwood ? Vous m'entendez ?
Adam se précipita vers un appareil posé sur une table, d'où provenait la voix rassurante du Docteur Adlock. Un talkie walkie...
- Oui ?
- Mon Dieu vous êtes là... il faut que vous alliez chercher...
- ...elle est avec moi ! Trancha-t-il ; C'est elle qui a assisté à l'agression, et sans doute elle qui a provoqué la mise en quarantaine...
- Restez cloîtrés, surtout. On a prévenu la police, ils vont rapidement nous envoyer quelqu'un, vous avez juste à patienter jusqu'à son arrivée.
- Pas de soucis, j'attends...
- Je travaille sur la sécurité, pour ouvrir de force lorsque le Super Héros que j'espère voir venir à la rescousse sera là. Je coupe.
La communication s'interrompit soudainement, et le Docteur Norwood, désarçonné, se tourna vers Alice d'un air hésitant.
- Ils s'occupent de nous. Hasarda-t-il ;
- Comment on ferme la porte ?
- Malheureusement, il n'y a que la porte menant vers le hall qui ferme.
- Je pourrais bloquer la porte comme tout à l'heure ? Lança-t-elle ;
- Pour ça, il faudrait sortir. Non, il faut juste croiser les doigts en espérant que la créature ne nous rejoigne pas...
- Ghâââ...
La voix moribonde provenait du couloir. Une voix sinistre, comme un appel emplit de douleur. La créature savait qu'ils étaient proches.
- Assieds-toi... lui intima le Docteur Norwood à voix basse ; Il a quatre portes à essayer avant la nôtre, ça nous laisse du temps.
- Mais... chuchota également Alice ; et s'il m'a vue entrer ?
- Peu de chance : tu es entrée alors qu'il venait tout juste d'ouvrir la porte de la pièce où elle se trouvait. Et quand bien même, ils sont d'une rare bêtises. Il y a une
ouverture : ils entrent, c'est comme ça.
- Et où sommes-nous, là ? Il n'y a pas d'armes, ou quelque chose qui pourrait nous servir ?
- Malheureusement non. Nous sommes dans le laboratoire du Docteur Adlock, c'est ici qu'il teste les nouveaux outils pour les Super Héros qui viennent d'arrivée, les
inspirations, qu'il adapte les Medicom... c'est même ici qu'il a conçu ta combinaison, d'ailleurs !
- Ghâââ...
La voix se faisait plus proche.
- Attends... il n'a pas ouvert d'autres portes ! Comment ça se fait ?
- Vous avez aussi dit qu'il ne devait pas transmettre sa maladie par morsure. Les choses changent...
- Il... il est lent, mais beaucoup plus qu'un Vahzilok. Et je n'entends aucun bruit de portes, seulement ses bruits de pas ! Ecoute...
Alice s'exécuta, mais pas de gaieté de coeur. Quoi que soit cette créature, l'entendre se déplacer lentement, pas après pas, c'était vraiment lugubre.
- Non, ce n'est pas un Vahzilok...
- C'est peut-être une nouvelle race ? Une... évolution ?
- Je ne sais pas...
Cette fois, c'est le bruit de la porte du laboratoire qui se fit entendre. Un long grincement, strident autant que stressant.
- Je dois faire quelque chose... murmura-t-il en se redressant ; Je... je dois réussir à le prendre dans l'armoire... je n'ai pas le choix.
- Que faites-vous ?
Il avait cessé de chuchoter, et s'était levé d'un coup, avant de se précipiter dans une armoire face à l'entrée, où la créature sans vie le regardait avec envie.
Alice regarda autour d'elle, cherchant quelque chose pour se rendre utile. L'instant d'après, elle entendit un bruit provenant d'Adam, et reporta son regard vers lui.
Celui-ci avait fixé une ceinture autour de sa taille, et regardait la créature avec un demi-sourire, un regard ampli d'une fière confiance en lui. Il y eut une lueur autour d'Adam, comme s'il
s'illuminait.
Soudain, Adam se précipita vers la créature, et lui asséna un violent coup de poing dans le ventre. Propulsée en arrière, celle-ci heurta le mur du couloir, et Alice eut
soudain peur pour son protecteur, malgré cette belle entrée en matière.
- Attention, ne la laissez pas vous mordre !
- Ca risque pas !
Elle ne voyait plus rien, mais entendait une succession de coup indiquant que le Docteur Norwood avait bien réussit sa reconversion. Elle s'avança, et le vit enfin qui
abattait poing après poing sur la créature, mais celle-ci, bien qu'elle était à présent couverte d'hématome et de sang, ne semblait pas perdre sa vigueur.
- C'est pas vrai ! S'exclama le Docteur Norwood ; Elle ne se fatigue pas ! Mes coups la blessent, mais on dirait qu'elle s'en fiche !
Alice soupira de dépit. Bien évidemment, une créature morte ne risquait pas de s'inquiéter pour quelques blessures. C'était d'un cliché ! Elle regarda autour de lui, et
aperçut la table qui jouxtait l'armoire d'où Adam avait sortie sa ceinture cybernétique.
Et sur la table, elle aperçut un masque noir. Que faisait-il là ?
- POUSSEZ LE CONTRE LE FOND DU COULOIR ! Cria-t-elle soudain ;
- Quoi ?
- FAITES CE QUE JE DIS ! ET COUREZ A L'OPPOSE AUSSITÔT !
Elle se précipita vers le masque, l'empoigna d'une main fébrile, puis se dirigea vers la porte menant vers la sortie, juste au moment où Adam passait en courant.
- Qu'est-ce que vous allez faire ? Cria-t-il ;
- Nous sauver !
Elle posa son masque sur son visage et rejoignit le couloir. La créature était tout au fond, à quelques mètres d'elle. Elle jeta un oeil derrière elle, et estima à une
cinquantaine de mètres la distance qui la séparait de la sortie contre laquelle s'était plaqué son compagnon d'infortune.
- Comment je fais ça, moi ?
Elle leva alors les deux mains vers la créature, et se concentra intensément, tournant tout son désir vers l'ouverture de toutes les zones qui bloquaient la fumée sous sa
combinaison. Il y eut comme un déclic à plusieurs endroits stratégiques, puis une légère fumée apparut entre ses mains, stagnant comme une boule coincée entre deux parois.
- Quoi, c'est tout ? S'esclaffa-t-elle ;
Soudain, il y eut un nouveau déclic, à peine perceptible. Le nuage sembla alors jaillir de tout son corps à la fois, mais sans gagner son visage. Tout le fond du couloir se
retrouva emplit de cette fumée hautement toxique, et alors que sa seule pensée restante était une prière pour que son costume cesse stoppe toute cette fumée, Alice crut un instant voir le corps
de la créature se désagréger. Mais déjà la fumée cessait de partir de son corps, bien que celle qui avait été émise restait au fond du couloir. Il n'y avait désormais plus de mouvements depuis le
fond du couloir, ni de sons gutturaux, mais la fumée devenait soudain un danger aussi grand, sinon plus.
Alice tourna les talons et rejoignit Adam en courant.
- Il faut sortir du couloir, TOUT DE SUITE !
- Quoi ? Mais...
- On va être empoisonné, dépêche-toi !
Adam se tourna et observa la porte close.
- Va falloir que je force un peu...
Il se mit à frapper contre la porte, mais un reflet bleuté trahis un secret auquel Alice ne s'attendait pas : la fermeture n'était pas seulement due à la serrure. C'était un
champ de force qui avait été installé devant cette sortie !
Adam frappait de plus en plus fort, mais la porte – ou plutôt, le champ d'énergie tenait bon. Il était conçu pour empêcher un intrus dangereux de s'enfuir, et il remplissait
formidablement bien son office ! Alice se tourna, et réalisa que la fumée avait déjà envahit les trois quarts du couloir.
- C'est pas vrai, ça ne peut pas se finir comme ça ! Protesta-t-elle rageusement ;
- Je fais ce que je peux !
Les coups d'Adam résonnait de plus en plus fort, et c'est une véritable aura de couleur arc-en-ciel qui semblait l'envelopper. A chaque coup porté contre la paroi
énergétique, un écho étrange retentissait, comme deux énergies qui se heurtaient simultanément. Mais aucune ne cédait pour autant.
Le nuage se retrouvait maintenant aux pieds d'Alice, qui sentit une frustration extraordinaire l'envahir. Elle avait voulu tuer la créature qui les avait agressés, mais le
regrettait à présent amèrement. Elle aurait du laisser Adam le maintenir au loin jusqu'à ce que quelqu'un ne vienne les secourir, mais au lieu de cela, pour avoir surestimé ses propres capacités,
elle se retrouvait prête à se faire empoisonner par sa propre fumée, prête à faire une seconde victime, à savoir Adam dont le visage commençait déjà à se retrouver noyer dans la fumée.
- ET MERDE !
Elle tomba à genoux, maudissant ce corps et cette foutue fumée qu'elle émettait et qui lui gâchait la vie. Elle haïssait ce destin qui avait fait d'elle quelqu'un capable de
tuer par sa seule présence. Elle ne demandait même pas sa propre survie, mais elle ne supportait pas l'idée de faire une nouvelle victime. A genoux, les yeux fermées, Alice ne demandait qu'une
chose : que le destin la prenne, mais qu'il épargne Adam, qui avait bravement tenté de la sauver.
Une décharge électrique lui parcourut tout le corps. Elle ouvrit les yeux, et un puissant reflet vert y passa. Une décharge d'énergie jaillit alors de son visage, de ses
avant bras et de ses jambes, de toutes ses parties encore découvertes. Le rayon se propagea en cercle autour d'elle, annihilant la sombre fumée, et encerclant Adam, jusqu'à pénétrer en lui. Tout
le couloir se retrouva baigné de cette lueur verte, et Alice sentit un bien être immense l'envahir, comme si plus rien ne pouvait lui arriver de mal.
Maman...
Puis soudain, il n'y eut plus rien. Plus de lumière, plus de fumée. Même plus de créature, qui avait tout bonnement disparue. Adam tomba à genoux, haletant, et tourna les
yeux vers elle d'un air stupéfait.
- Vous... m'avez sauvé !
Il y eut alors un bruit lourd provenant de la porte. Un craquement gigantesque se fit entendre, et une silhouette bleue et blanche apparut, auréolée d'une bulle d'énergie
verte. Flottant à un mètre du sol, il leur adressa un sourire.
- On m'a dit que vous aviez besoin d'aide ?
Il s'avança auprès d'elle, cherchant ce qui les mettait tant en danger.
- A vrai dire... non, nous n'avons plus besoin de vous.
- Quoi ? Je... j'ai vu de la lumière, que s'est-il passé ?
Alice se releva alors, et jeta un regard amusé à son interlocuteur.
- Je me suis chargé de la créature.
L'homme lui lança alors un regard hébété, avant de lui tendre une main amicale. Derrière lui, Alice pouvait voir plusieurs médecin qui tentaient de les rejoindre, dont le
Docteur Adlock.
- Enchanté de vous connaître, mademoiselle. Je suis TK.
- Ravie de faire votre connaissance. Elle adressa un regard amusé vers le Docteur Adlock, avant d'ajouter... Vous pouvez m'appeler Young Liberty.
***
Le couloir où la créature s'était infiltrée fut entièrement examiné, mais aucune trace d'elle ne fut retrouvée, ni même de la fumée qui l'avait anéantie, par ailleurs. Selon
le Docteur Adlock, sa fumée noire avait été projetée avec sa force maximale contre la créature, si corrosive qu'elle l'avait totalement désintégrée. Et si, une fois éparpillée dans tout le
couloir, elle avait perdu son pouvoir corrosif pour ne conserver qu'un pouvoir d'empoisonnement, c'était surtout la découverte de sa nouvelle faculté qui les avait sauvé Adam et elle.
- Une aura de soin.
C'était son nouveau Don, déclenché par sa volonté de protéger Adam Norwood au détriment de sa propre sécurité, qui avait donc totalement annihilé la fumée qu'elle
émettait.
- C'est donc ainsi, le destin t'a donc donné à toi le seul pouvoir capable de désintégrer totalement la fumée que tu produis. C'est logique, finalement.
- Et agréable pour la suite.
- Tout à fait, c'est un bon présage. Car à terme, j'imagine que ces deux pouvoirs sauront s'accorder de sorte que ta fumée ne sera plus une source de problème pour toi
!
- Oui. Soupira Alice ; Et en attendant, il va falloir que je m'habitue à porter votre combinaison.
- Voilà.
Elle était assise sur le lit d'une autre infirmerie, toute aussi fonctionnelle que la précédente. Trois jours s'étaient écoulés depuis cette intrusion, et le laboratoire du
Docteur Adlock avait été temporairement fermé, le temps de vérifier que tout était dans l'ordre. Ce qui ne l'avait pas empêché de continuer à travailler sur son costume.
- Et Adam ?
- Il va bien. Il a prit quelques jours de vacances.
- Pas de séquelles, alors ? Sûr ?
- Absolument aucune ! Aucune trace de fumée, tu l'as définitivement soigné !
- Je peux vous poser une question ?
Le Docteur Adlock quitta un instant la boite en carton au-dessus de laquelle il s'affairait, et lui jeta un regard intéressé.
- D'où venait cette ceinture, qu'il a utilisé ?
- Oh, c'est un vieux projet sur lequel il travaille.
- Il était super fort, mais... cette façon de se battre... ce n'est pas la ceinture qui lui a apprit ça, si ?
- Non, bien entendu.
Il se mit à rire, comme si cette hypothèse était réellement farfelue.
- Non, Adam est juste un vétéran de la Guerre. Il a combattu les Riktis il y a une dizaine d'années, mais il avait totalement cessé ses activités Super Héroïques. Il a
toujours gardé cette ceinture, sans doute pour passer le relais à quelqu'un, qu'est-ce que j'en sais ? Il n'en parle jamais.
- Vous ne savez pas pourquoi il a abandonné, alors ?
- Aucune idée. Je sais juste qu'il a sauvé beaucoup de gens, à l'époque.
- Quel était son nom ?
- Influx. RJ 12 Tek Influx, pour être précis. Mais n'allez pas lui raconter que je vous l'ai dit, ou il me tuera de ses mains !
Le nom était familier à Alice, mais elle ne sut dire en quoi. Sans doute avait-elle déjà entendu ce nom, puisqu'il avait sauvé des gens pendant la Guerre. Ca n'était
finalement pas si anormal.
- C'est fini !
Le Docteur Adlock se redressa alors, et releva une nouvelle tenue très fine, de couleur bleu et rouge, qui avait un reflet magnifiquement brillant. Il la posa sur le lit, et
Alice put y voir un dégradé au niveau du torse, ainsi qu'un second au niveau des jambes.
- Et voici.
Il lui tendit une petite carte, sur lequel figurait sa photo. Ainsi qu'un nom de code : Young Liberty.
- Alors vous avez cédé ?
- Eh bien... vous avez sauvé mon collègue, et vous avez déjà eut votre première mission à succès sous ce nom. Je suis bien obligé ! Et puis... Miss Liberty ne va pas me
reprocher de vous féliciter après ce sauvetage réussi, quand même ?
Alice sourit.
- J'ai terminé le masque, bien entendu. Pour le moment, vos pouvoirs sont donc totalement bridés, n'espérez pas une efficacité aussi forte que dans ce couloir. Vous
n'attendrez ce niveau que dans de longs mois, voir des années. Il faudra de l'entraînement, beaucoup d'entraînement. Je vous laisse vous vêtir, puis rejoignez-moi devant la porte, je vous
expliquerai la suite.
la suite dans le premier commentaire...
Vous avez dit ça...