Voyage au Japon
Journée 1 : Le Grand Départ
Ce matin-là, nous nous sommes réveillés un peu tard. Nous avions besoin de repos, et l'avion était à 20H, donc tout était pour le mieux. Direction Muizon pour un
repas bien mérité, ainsi qu'un dernier moment avec notre fille avant de partir, puis départ jusqu'à la gare TGV à 13H30 qui, lui, nous emmènerait jusqu'à l'aéroport.
Après avoir failli louper le train (mon père, qui nous conduisait, ayant confondu l'heure d'arrivée du TGV sa destination avec son heure de départ), nous avons
finalement prit la route. 30 Minutes plus tard, arrivée au Terminal 2 de l'Aéroport Charles de Gaule. Cette fois, navette (type métro) gratuite (heureusement, encore !) jusqu'au Terminal 1 (en
passant par le troisième !), et nous voici arrivé à l'aéroport, armés de notre imposante valise et d'un sac à dos pour le voyage.
Première étape dans l'aéroport : aller chercher nos devises étrangères, commandées une
semai1ne plus tôt. La page qui en faisait la pub était très flatteur sur ce service : "accueil VIP" pour éviter la file d'attente, et surtout "C’est plus sûr : vous êtes certain de disposer de vos devises le jour J, votre commande est préparée à l'avance " (copier-coller du-dit site !).
Arrivé devant le guichet de retrait, je cherche donc un éventuel accès VIP. Aucune porte mentionnée ne va dans ce sens. Je me résous donc à faire la queue. Un bon
quart d'heure passe, et je me retrouve enfin devant la personne chargée de ma commande. Très aimable et souriante, elle m'annonce cependant que ma commande a eut un problème : aucun travelers
chèque n'est disponible pour moi, et ils n'ont pu réunir que l'équivalent de 300€ en Yen. Elle me demande si je veux qu'ils cherchent s'ils leur reste un peu de monnaie en plus, j'accepte et nous
atteignons les 400€. On est loin des 1200€ !!
Dépité, je prends l'argent, je demande pour diviser la somme en trois pour ne pas mettre tous nos oeufs dans le même panier : un tiers restera sur nous, un autre
tiers dans le sac à dos, le dernier tiers dans notre valise qui part prochainement dans la soute à bagage. Frustré devant ce revers, nous partons donc en chasse du lieu où nous pourrons nous
enregistrer définitivement, et déposer notre valise.
Il est 14h30 environ, et l'avion est à 20H. J'ai donc réservé (dans la partie derrière la douane) un salon VIP, le "Salon Icare", qui nous permettra de séjourner
dans un lieu climatisé, avec boisson et chocolateries à volonté, avec accès internet gratuit. Ca m'a coûté plus de 50€, mais ce sont nos vacances, ce petit cadeau, j'ai décidé qu'il valait la
peine. J'ai donc rendez-vous à 16H, ce qui me laisse le temps de nous enregistrer.
Nous trouvons enfin le comptoir ANA. Et là, mauvaise surprise : nous apprenons qu'il n'ouvrira qu'à 16H ! Nous avons donc 1H30 à attendre, et il est clair que nous serons en retard au salon
Icare. Heureusement, l'heure d'arrivée n'est pas stricte, et nous aurons quoi qu'il arrive droit à 3H dedans. Sauf que je pensais pouvoir visiter les boutiques pendant une heure auparavant, et ce
ne sera donc pas le cas.
Nous attendons l'heure à une table d'un Starbuck Café. Le café y est excessivement fort (et c'est un amateur de café serré qui le dit !), mais je l'apprécie quand
même. A l'heure H, nous partons donc nous enregistrer. Cet enregistrement durera en tout et pour tout 20 bonnes minutes (passage de douane inclus). En arrivant dans la partie "détaxée", nous
entamons donc la visite des boutiques, et moi ma recherche des comics que j'espère pouvoir lire pendant le vol.
Arrivé 17H30. Désormais, il nous reste une heure et demi pour profiter du Salon Icare. Même en prolongeant après 19H, nous ne pourrons pas tenir 3H. Cathy et moi
nous interrogeons un moment : est-ce bien indispensable ? Nous décidons que non. Pour moi, la magie est perdue, pour elle, l'enjeu n'en vaut plus la chandelle. Nous nous installons donc à un
petit café, achetons de quoi manger et boire, et j'inaugure ma clé 3G (sur mon eeePC) achetée à 5€ (prix fidélité par SFR) pour l'occasion. Nous nous en tirerons pour 10€ de consommation au lieu
de 50, c'est déjà ça de gagné. Malheureusement, j'apprendrai quelques jours plus tard (au Japon !) que cette somme m'a quand même été prélevée : pour annuler, il fallait prévenir 24h à l'avance.
Mais ça, je ne le sais pas encore.
Arrive 19H, donc. Nous nous rapprochons de notre porte d'embarquement, en suivant un long "tapis roulant" sur plusieurs centaines de mètres. Finalement, nous
arrivons dans la zone de contrôle où nos sacs sont passés à l'infrarouge. Cathy, qui a oublié d'ôter sa barrette, a quant à elle droit à une fouille au corps, la veinarde. Enfin non, mais pas
loin. Finalement, nous arrivons à bon port, et patientons à nouveau.
Vers 19H15, on nous invite à monter à bord. Présentation des billets, nous suivons une successions de couloirs qui nous mènent jusqu'à notre avion, puis nous
dirigeons à nos places tarif économique. C'est serré (un chouilla moins que pour le Canada, me semble-t-il), et nous aurons une voisine inconnue, mais ces défaut sont compensés par la présence
d'un équipement audio-vidéo à chaque siège, que je pensais payant et qui ne l'est pas. Youpi !!
Cathy et moi nous installons (je suis près du hublot), et je décide de prendre photo et vidéo de l'intérieur. A peine ai-je le temps de filmer circulairement, qu'une
hôtesse m'interpelle en m'expliquant que tout équipement électronique doit être éteint une fois à bord. Je m'excuse et accepte mais, rebelle, prendrai quand même deux photos de mon équipement
audio-vidéo (écran/télécommande) avant de couper définitivement mon appareil photo ET mon téléphone (du coup, je n'ai plus l'heure, zut !).
20H, l'heure du décollage. Étrangement, le parcours qui précède le décollage lui-même est bien moins long que lors de notre départ pour le Canada (5 minutes contre
quasiment 15, voir 20 à l'époque !!). La poussée en décollant est toujours aussi forte (on est collé au siège), mais j'avais oublié comme c'était bruyant à bord d'un avion ! Je me demande encore
si les Premières Classes sont mieux insonorisées ?
Enfin, nous sommes partis pour le Japon. 11H40 de vol de prévu. J'attrape un manga dans notre sac à dos, et en donne un à Cathy. Dans les allées, les hôtesses
circulent et distribuent boissons (eau, jus d'orange... à la fin du vol, j'apprendrai qu'on pouvait demande du Pepsi Cola, boisson que j'adore - zut, trop tard !! lol) et gâteaux apéritifs
japonais. C'est notre premier contact à Cathy et moi avec la "gastronomie japonaise". Le choix dans le petit sachet est varié, mais à peu près tout nous plaît. Ma préférence se porte sur une
petite boule couleur caramel au goût à la fois... caramélisé (justement) et très piquant. J'adore, malgré un arrière-goût très... poissonné. Mon dieu, je viens de manger un truc saveur poisson !
Mon Dieu, et en plus, j'aime ça !! =D
Le temps passe. Nous avons choisi de nous mettre un film qu'après le dîner, qui finit par arriver. Armée (à son tour) de son chariot, une jeune femme (visiblement
japonaise, comme la grande majorité de l'équipage - logique, pour une compagnie japonaise !!) nous présente une carte présentant deux produits. Cathy et moi en prenons un de chaque. Ce sera notre
seconde rencontre gustative avec le japon. C'est bon, et j'aime quasiment tout ! Même les céleris ! Maman, j'ai aimé leur céleris ! Tu me verrais, tu serais tellement fière de moi que tu en
pleurerais !
Après le repas, vient le Thé. On nous propose un thé vert, que j'assimile à la menthe. J'en prends, mal m'en prit : mon premier vrai choc gastronomique est colossale
! Ce truc sent l'herbe ! Maman, aide-moi, je viens de boire du thé à la pelouse ! Du Thé Oolong ou Sencha, je ne sais pas... en tout cas, une horreur !!
Mon choc gustatif passé (!!), nous décidons de nous regarder nos films. Le vol se passera désormais ainsi : nous avons lu un ou deux mangas chacun, puis avons
regardons deux films (pour ma part, je n'aurais pas du regarder Taken, ce film qui raconte l'histoire d'une touriste kidnappée à sa sortie d'avion @_@). Une bonne partie du trajet s'effectuera en
dormant (enfin, Cathy a dormi... moi, j'ai surtout essayé !!). Le décalage horaire étant ce qu'il est, nous ne savons même plus quel jour nous sommes. C'est donc dans le noir et dans une
tentative de trouver le sommeil (et moi, après avoir avoir abandonné cet espoir, devant un troisième film !) que nous passerons à la journée suivante. La journée a été dure. Nous n'avons encore
rien vu ! ;)
Vous avez dit ça...